Placements : les épargnants se méfient du 100% digital

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Selon une étude mondiale de Legg Mason, 6 personnes sur 10 pensent que la technologie ne pourra jamais remplacer le contact humain en la matière. En Europe, la proportion est même de 73%.

Reuters

Le « tout robot » en matière d’épargne n’est visiblement pas pour demain. Bien que leur reconnaissant certains mérites, les épargnants ne sont en effet pas prêts à confier la gestion de leurs économies à des machines. C’est ce qui ressort d’une étude menée par Legg Mason dans 17 pays auprès de 15.300 personnes.

Au total, 60% des sondés pensent que les robots ne remplaceront jamais le contact humain dans la gestion de patrimoine. Le score monte même à 73% en Europe et à 82% aux Etats-Unis, les asiatiques apparaissant quant à eux un peu moins méfiants à l’égard des outils technologiques (59%).

Autrement dit, les épargnants souhaitent majoritairement avoir un conseiller physique pour les guider dans leurs choix. Ils sont 75% dans ce cas en Europe et 83% outre-Atlantique.

Jeunes et seniors, même combat

Ces résultats ne surprennent pas vraiment dans la mesure où ils confirment les tendances déjà mises en relief par d’autres publications récentes, menées il est vrai à des échelles plus réduites.

En revanche, l’étude de Legg Mason révèle un élément peu relayé jusqu’ici : la convergence des points de vue entre les plus jeunes et les seniors. De fait, si les baby-boomers se montrent assez logiquement méfiants face à la technologie, les 18-35 ans le sont tout autant. Ce qui étonne un peu plus.

Au sein de la génération Y (née de 1980 à 2000), 53% des sondés pensent par exemple que les robots ne remplaceront jamais l’humain. Et sur un plan plus personnel, 61% des plus jeunes veulent être accompagnés par un conseiller pour leurs placements (contre 71% chez les seniors).

La technologie pour les besoins courants

Qu’ils soient jeunes ou âgés, les épargnants n’en sont toutefois pas au point de rejeter totalement la technologie. Ils lui reconnaissent même certains atouts. Elle est par exemple plébiscitée pour les besoins courants (consultation du portefeuille, analyse des performances, validation des opérations…)

En revanche, le conseil humain reste privilégié pour les opérations plus complexes comme la mise en place d’une stratégie, la préparation d’une retraite ou encore l’analyse d’un plan d’optimisation fiscale.

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