Milliardaires français : autant d’héritiers que d’entrepreneurs

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D’après Forbes, la répartition entre les deux catégories est de 50/50 dans le club des plus grosses fortunes du pays. Au niveau mondial, la part d’autodidactes est de 65%.

Charles Platiau

Le poids des grandes familles serait-il plus important en France qu’ailleurs dans le monde ? C’est en tout cas ce que laisse penser le classement Forbes des plus grosses fortunes du pays.

39 milliardaires

Le magazine a recensé 39 milliardaires en dollars dans le pays cette année, dont 38 fortunes franco-françaises, avec comme trio de tête Bernard Arnault (41,5 milliards de dollars), Liliane Bettencourt (39,5 milliards de dollars) et Serge Dassault (16,1 milliards de dollars).

D’où viennent ces fortunes ? D’après Forbes, 50% des 38 milliardaires franco-français sont des héritiers (ayant parfois développé leur héritage) et 50% sont des entrepreneurs. Sur ce critère, la France se démarque car à l’échelle mondiale, l’étude de Forbes montre que 65% des milliardaires sont des autodidactes et 35% seulement des héritiers.

Les autodidactes en queue de peloton

De là à dire que la France est « une société d’héritiers », il y a toutefois un pas qui ne doit pas être franchi trop rapidement. L’analyse plus détaillée du classement prouve en effet qu’il existe en réalité deux catégories.

Le Top 10 français laisse indéniablement peu de place aux entrepreneurs. Ils ne sont ici que 3, dont Xavier Niel (8,1 milliards de dollars), contre 7 héritiers.

En revanche, la tendance s’inverse de la 20ème à la 39ème position. A partir du 20ème rang, 79% des milliardaires (soit 15 personnes) sont des autodidactes. Une proportion supérieure à la moyenne mondiale.

Pour Forbes, il y a donc bien un esprit d’entreprendre en France. Mais l’accession à la fortune y est plus tardive qu’ailleurs et les richesses ainsi constituées peinent à égaler celles des héritiers.

Commentaires (1)
  • ponzi1
    ponzi1posté le 20.03.2017 à 16:06

    Devraient aussi étudier de quelle classe sociale sortent les 50% d'entrepreneurs qui restent. Ça renforcerait leur conclusion...