Choisir le bon contrat : revoir les bases de l’assurance vie

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L’assurance-vie est un contrat qui, en contrepartie d’une cotisation unique ou périodique, prévoit le versement d’un capital ou d’une rente à une personne désignée au contrat en cas de décès ou de « survie » de l’assuré à une date déterminée.

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L’assurance-vie est un contrat qui, en contrepartie d’une cotisation unique ou périodique, prévoit le versement d’un capital ou d’une rente à une personne désignée au contrat en cas de décès ou de « survie » de l’assuré à une date déterminée.

Il existe donc deux grands types d’assurance-vie :

  • les assurances « en cas de décès» ;
  • et les assurances « en cas de vie» qui, pour ces dernières, sont constituées de sous-catégories.

Derrière des appellations parfois complexes, on trouve donc une multitude de contrats qui ont des objectifs bien différents. Il est donc important de faire son choix en fonction de sa stratégie personnelle et des buts recherchés car la prise de risques en dépend étroitement.

Bien définir ses objectifs

Certaines formules assurent le paiement d’un capital ou d’une rente en cas de décès de l’assuré, d’autres font fructifier une épargne. Enfin, quelques contrats offrent simultanément des prestations vie et décès.

En pratique, sous l’intitulé « assurance-vie » cohabitent deux types de contrat : ceux en cas de décès et ceux en cas de vie. Les objectifs poursuivis sont différents.

Assurance-décès : opération de prévoyance

La vocation des assurances-décès est de pallier les conséquences financières de la disparition de l’assuré.

Trois grandes formules sont proposées :

1) L’assurance décès temporaire

La plus courante des assurances-décès est appelée « temporaire » car elle est souscrite pour une année reconductible. Il s’agit de verser une ou plusieurs primes à une compagnie d’assurances, à charge pour cette dernière de verser, si le souscripteur décède avant la date fixée au contrat, le capital (ou la rente) aux bénéficiaires désignés.

La temporaire-décès ressemble à une police multirisque habitation ou automobile : si le risque couvert ne se produit pas, les primes auront été versées à fonds perdus.

Les emprunts immobiliers sont assortis d’une temporaire-décès, tout comme les autres prêts d’un montant important. En cas de décès de l’emprunteur, l’établissement prêteur (la banque) percevra le montant qui lui reste dû.

La plupart des salariés, et plus particulièrement les cadres, bénéficient d’une telle couverture (prévoyance). Mais chacun peut, de lui-même, souscrire une temporaire-décès, sans adossement particulier. Tout simplement pour permettre à sa famille ou à une personne proche de continuer à assumer ses dépenses en lui assurant des ressources.

La «rente éducation » proposée par les compagnies d’assurances, qui répond plus spécifiquement à cet objectif, est une temporaire-décès qui garantit le paiement d’une rente pendant toute la durée des études. Plus l’âge avance et plus le montant de la prime sera élevé. Parce que le risque de décéder s’accroît au fil des ans. Si le montant de la couverture est important (en général, plus de 77 000€) ou si l’âge du souscripteur est supérieur à 40 ans, les compagnies ne se contenteront pas d’une déclaration sur l’honneur de « bonne santé », mais exigeront un examen médical.

2) Vie entière

Contrairement au cas précédent, l’assureur s’engage à verser le capital en cas de décès de l’assuré, quelle que soit la date de survenance de l’aléa.

3) Survie

Ici, au décès de l’assuré, l’assureur ne versera le capital au bénéficiaire que s’il est lui-même en vie. À défaut, ii conserve tous les versements effectués par le souscripteur.

Ne pas confondre assurance décès et assurance obsèques !

Il ne faut surtout pas confondre « assurance décès » et « assurance obsèques » (dont on entend d’ailleurs beaucoup parler ces derniers temps).

Les contrats d’assurance obsèques permettent quant eux d’anticiper le coût des obsèques et d’assurer aux proches un soutien financier au jour du décès de l’assuré.

Certains contrats tels que les contrats dits « en prestations » vous permettront d’organiser de A à Z l’organisation de vos funérailles.

Il est utile de souscrire ce type de contrat dans le cas où vos héritiers ne seraient pas en bon terme, ou encore si chez vous, la mort est un sujet quelque peu tabou (consultez lassurance-obseques.fr pour en savoir plus sur ce type d’assurance).

Assurance-vie: faire fructifier une épargne

L’assurance-vie, au contraire, appartient à la catégorie des placements. L’assureur ne verse le capital, ou la rente, que si l’assuré est en vie à une date déterminée, d’où l’expression de contrat de capital ou de rente différée.

Technique de capitalisation

Les primes versées sont capitalisées. Au bout de huit ans, le souscripteur peut retirer son épargne (capital et intérêts) sans avoir à acquitter d’impôts sur les plus-values (le prélèvement de 7,5 % sur les retraits n’est applicable qu’après un abattement annuel de 4 600 € sur les gains, 9 200 € pour les couples mariés).

Il est possible aussi au souscripteur de « Prendre date » : ouvrir un contrat en y immobilisant le minimum, afin de pouvoir dans 8 ans disposer d'une enveloppe fiscale très avantageuse.

Voir notre article : « Prendre date » en assurance vie »

Possibilité d’avances…

Entre-temps, ¡I peut bénéficier d’une avance si le contrat la prévoit, Il s’agit d’un prêt fait par la compagnie à son client dont le montant peut généralement atteindre jusqu’à 80 % de l’épargne constituée.

L’assureur facture généralement ce service au taux de revalorisation de l’année précédente, plus 1 %.

... ou de rachats partiels

Le souscripteur peut aussi procéder à des rachats partiels. Les sommes sont alors retirées à titre définitif.

Les assurances mixtes

Il existe un type d’assurance, plus chères, qui combinent les deux prestations (vie et décès) les « contrats mixtes ». Trop opaque, ils offrent une bonne couverture décès, mais très souvent une mauvaise revalorisation de l’épargne car une grande partie des versements du souscripteur est affectée au poste décès. Seul le solde est investi et produit des intérêts.

L’avantage des assurances mixtes est la certitude, pour l’assuré, de ne pas régler des primes à fonds perdus. Elles s’adressent donc à des personnes soucieuses de se constituer une épargne pour elles-mêmes ou une personne de leur choix.

Mais, compte tenu de leur coût, on conseille, en général, de prendre à la place une contre-assurance en complément de la garantie principale.

Celle-ci permet de récupérer, selon les contrats, les primes versées (sans les intérêts), voire la provision mathématique, c’est-à-dire l’épargne constituée par l’assuré si le risque couvert (décès ou survie) ne se produit pas.

Autre technique : Souscrire plusieurs polices

Les assurances décès et vie ont de nombreux points communs : transmission d’un capital ou d’une rente sans droits de succession dans la plupart des cas.

Si l’on souscrit plusieurs polices, les garanties se cumulent. L’idéal est de souscrire ces deux types de contrat. La temporaire-décès assure à la famille un capital immédiat, si nécessaire. Au fur et à mesure que l’épargne accumulée dans le contrat cc vie » s’accroitra, on diminuera le montant du capital-décès garanti par la temporaire. Car c’est l’épargne qui prendra le relais de la protection souhaitée.

Dans cas où vous souhaiteriez aussi prévoir le coût de vos obsèques, vous pouvez recourir alors à un contrat d’assurance obsèques en prestations.

Contenu proposé par :

Les-masure

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