Assurance-vie : les professionnels sont partagés sur les euro-croissance et les vie-génération

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Selon Aprédia, les CGPI ne sont qu’une minorité à envisager de commercialiser ces types de contrats auprès de leur clientèle

Reuters

Les contrats d’assurance-vie vie-génération et euro-croissance ont-ils un avenir ? On peut se le demander tant les professionnels semblent réservés sur la question.

Pas de commercialisation des euro-croissance

Sondés par Aprédia dans le cadre son Livre Blanc 2016, les CGPI ne sont que 50% à avoir une opinion positive des « euro-croissance » (contre 40% d’opinions négatives).

De surcroît, ils ont beau être 60% à penser que ces contrats sont adaptés à la clientèle, seuls 40% des CGPI interrogés ont l’intention de les commercialiser (60% y sont opposés).

Cela confirme en tout cas le flottement qui a entouré ces contrats depuis leur lancement. Destinés à offrir plus de performance que les contrats en euros (en échange d’une garantie à terme et non plus permanente), ils n’ont pas réussi à trouver leur place.

Ils ont certes été pénalisés par la faiblesse des rendements. Mais leur structure a également été critiquée par les professionnels et les pouvoirs publics ont dû engager une réflexion pour accroître leur attractivité.

En attendant, ils sont boudés par le public. Fin 2015, la FFSA ne recensait que 123.000 contrats de ce type pour 1,7 milliard d’euros d’encours, soit à peine plus du millième des fonds placés dans l’assurance-vie.

Une hésitation face aux vie-génération

Pour les vie-génération, c’est surtout le doute qui semble l’emporter. 40% des CGPI disent ne pas savoir si ces contrats sont adaptés à leur clientèle et ils sont autant à ne pas avoir d’avis personnel sur ces produits.

Dans ces conditions, les CGPI jouent plutôt l’attentisme, 78% d’entre eux n’envisageant pas de les proposer.

Il faut dire que contrairement aux euro-croissance, les vie-génération ont été conçus comme des produits de niches. Leur intérêt est d’offrir un avantage fiscal sur les transmissions en échange d’investissements dans des secteurs ciblés comme les PME. Du fait des abattements accordés à chacun sur les transmissions d’assurance-vie (152.500 euros par bénéficiaire), ces contrats n’ont donc d’intérêt que pour les gros patrimoines.

Cela peut expliquer leur caractère confidentiel et leur succès encore mesuré. Fin 2015, on dénombrait seulement 2.100 contrats pour 311 millions d’euros d’encours.

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